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Phytothérapie

1624-8597
De la Recherche à la Pratique
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 ARTICLE VOL 13/4 - 2015  - pp.213-213  - doi:10.1007/s10298-015-0974-7
TITRE
Éditorial : La richesse des pauvres

RÉSUMÉ

Récemment, au Symposium de Grasse « Phyt’Aroma », nous avons entendu l’exposé de Steinþór Sigurðsson (Islande) sur le produit original Sagamedica® à base d’extrait de feuille d’Angelica archangelica pour diminuer la nycturie chez l’homme de plus de 50 ans. Cet exposé qui parut insignifiant au pharmacologue, était très intéressant pour le médecin. Celui-ci est confronté à ce problème très fréquemment chez l’homme et davantage plus encore chez la femme. L’extrait n’agit pas sur la prostate mais sur le détrusor. Pour ce genre de désordre nous avons à notre portée les alpha-bloquants et les antispasmodiques urinaires. Ces médicaments conventionnels ont des effets aléatoires et sont surtout riches d’effets secondaires : chute de tension, sécheresse de bouche, étourdissements, risque de somnolence, risques liés aux atropiniques ou aux alpha-1-bloquants. Le produit islandais améliore l’index de capacité nocturne de la vessie et s’avère sans effet secondaire notable.

Cet effet semble être un problème mineur, or nous le retrouvons tous les jours à la consultation. Pour des raisons économiques ont été supprimées du remboursement toutes les médications des problèmes veineux ou de l’arthrose entre autres. Or avoir des jambes qui enflent chez une vendeuse, ou des genoux douloureux à la montée d’un escalier n’est sûrement pas insignifiant. Qu’elle mette un bas de contention, et qu’il ait une injection d’acide hyaluronique et qu’il prenne des AINS… Et que dire aux patientes ayant un lymphœdème postchirurgical ?

Dans un cas comme dans l’autre la phyto-aromathérapie apporte des solutions ou sont des appoints aux traitements conventionnels. La médecine de ville n’est pas une médecine hospitalière et tous ne souffrent pas de pathologie nécessitant des inhibiteurs du TNF-alpha ou de la chirurgie.

Les médecins français sortant de la formation médicale actuelle sauront faire un diagnostic et prodiguer des paroles rassurantes avant d’envoyer le patient aux spécialistes. La phyto-aromathérapie n’est pas une panacée, mais les médecins formés en phytothérapie auront plus de « petites » armes qui améliorent les situations. Dans les domaines les plus pointus, comme la dégénérescence cérébrale, les extraits de plante apportent leur contribution à qui sait judicieusement les utiliser. Dans la pauvreté de ce nouveau siècle il existe une richesse qu’enfin certains hospitaliers commencent à découvrir comme l’Observatoire des médecines complémentaires non conventionnelles du CHU de Nice Sophia-Antipolis dirigé par le Dr Alunni.

Pour ce faire, ne nous berçons pas d’illusions, la phytothérapie nécessite encore beaucoup de recherche et de savoir-faire avec les plantes. « Rien n’est poison, tout dépend de la dose » disait un certain Paracelse, « rien n’est efficace, tout dépend du savoir-faire », c’est-à-dire choisir la bonne plante à la bonne dose, ce qui s’apprend et ne s’invente pas.

Or c’est ce que nous essayons d’apporter mois après mois dans les colonnes de votre revue.



AUTEUR(S)
P. GOETZ

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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